buse variable

Sébastien DURLIN

Guide naturaliste indépendant

S    E    V    E

Le voyageur charognard

Une ombre immense passe au dessus du jardin. Je lève les yeux au ciel et aperçoit, au dessus des champs, un rapace à la queue triangulaire fourchue, et aux ailes arquées.

Le milan noir, (très sombre mais pas noir en entier !), ailes pleinement déployées, nous offre ses " jusqu’à 160cms" de maîtrise aérienne ». Bec noir et jaune, pattes jaunes, tout en couleurs complémentaires.

C’est toujours un plaisir et un suspens de scruter le ciel fin-février / début mars à attendre le premier milan...signe du printemps !

Quand il se montre, je ne peux m’empêcher de l’imaginer planant au dessus de la savane peuplée de grands mammifères sauvages, ceux qu’on voit dans les reportages, lions, gazelles ou de le deviner au dessus de tous ces paysages traversés depuis l’Afrique subsaharienne.

Car, c’est de là qu’il vient. C’est, très loin, qu’il passe l’hiver... peut-être qu’au passage, il nous ramène un peu de chaleur et de soleil !?

A peine arrivé, il s’installe, se fait entendre de son cri « chevrotant » et prends ses quartiers de printemps. Champs, prairies, étangs, lacs, rivières n’auront plus aucun secrets pour lui. A heures régulières, il sillonne son territoire à la recherche de charognes, de cadavres de poissons ou autre bestioles crevées par la fauche pour en faire son repas : le vautour de nos campagnes.

Il est capable de capturer une proie jusqu’à 600grammes. Mais, piètre voleur (tout est relatif...) comparé au faucon pèlerin ou à l’aigle royal, il prend son rôle de voirie très à cœur.

C’est là LE problème : les micro-mammifères morts qui, parfois, se trouvent dans les champs ne sont pas partis de leur belle mort, mais empoisonnés pas des appâts destinés à les supprimer.

Le milan en les avalant, ingurgite quantité de poison...Qui, au final, s’accumulent et l’empoisonnent à son tour !

Malheureusement, là n’est pas la seule atteinte à ce seigneur des plaines : son habitat de prédilection, les zones de marais, zones humides ou lisières de forêts riveraines de lacs ou rivières sont en forte régression…

Bref, il ne fait pas toujours bon être Milan noir dans nos contrées. Pourtant, on remarque que ses populations ne présentent pas un caractère très inquiétant…

A surveiller tout de même, car si on veut avoir la chance d’observer pendant encore longtemps ce beau cerf-volant, mieux vaut rester vigilant sur notre rapport à la nature.

 

Alors, surveillez le ciel au moment de la fauche, de fin mai à fin juin, vous verrez à coup sûr de grands planeurs sombres suivre les tracteurs tels des mouettes suivant le chalut. Appréciez sa maîtrise parfaite de vol et imaginez que, fin juillet (déjà !), il prendra son envol pour un voyage de presque 6000 kms direction, le pays des lions et des éléphants !

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